Mais elle se justifie également, quoique à une échelle moins prononcée, dans les pays en voie de développement, où le taux de pénétration de l'internet progresse de manière significative et où plusieurs entreprises et organisations optent de plus en plus pour la mise en réseau de leurs systèmes d'information.
Ce processus devient impératif, étant donné que parmi les principaux obstacles identifiés empêchant l'adoption à grande échelle des services en ligne, on cite le sentiment d'insécurité, autrement dit la méfiance et le manque de confiance de la part de l'utilisateur et/ou des entités concernées.
Les solutions envisagées par exemple en amont, se situent au niveau de la recherche et développement, de l'adoption par voie législative et réglementaire de textes en relation avec la cybersécurité.
Quant aux solutions en aval, elles tournent généralement autour de l'installation des techniques de filtrage et de sécurité comme les firewall, de la diffusion des chartes d'utilisation, de l'élaboration des programmes d'éducation des usagers et des actions de sensibilisation des jeunes en particulier, qui constituent une proie facile pour les différentes tentations.
Intérêt de la sensibilisation sur le sujet?
La sensibilisation des décideurs par rapport à la problématique de la cybersécurité découle notamment du fait que l'Internet est de plus en plus vulnérable à diverses attaques relativement faciles à implémenter, et dont il est difficile de cerner les conséquences.
Certaines de ces cyberattaques sont médiatisées mais d'autres ne le sont pas toujours.
Une dizaine de grandes sociétés américaines, comme Yahoo, Amazon.com, Dell, ou CNN ont été attaquées électroniquement en l'an 2000, par un élève canadien de quinze ans.
L'estimation des diverses pertes cumulées, suite à ces attaques, est d'environ 1,7 milliards de dollars dont 300 millions pour les réparations des systèmes affectés.
La firme Yahoo, qui était parmi les sociétés touchées, a vu son action chuter de presque 50% pendant les heures de panne.
En 2004, des inconnus ont ciblé le site de la société eBay et ils lui ont dérobé des informations très sensibles.
En 2005, un jeune marocain a attaqué quelques sites tels que ceux de CNN ou d'ABC.
Ces exemples d'attaques ne font que démontrer le besoin d'améliorer la cybersécurité.
En effet, les dégâts potentiels qu'on peut rencontrer lors d'une cyberattaque justifient la mise en oeuvre d'une véritable politique de cybersécurité, car de nombreuses activités reposent aujourd'hui sur l'Internet et de plus en plus d'applications vitales se trouvent sur des réseaux de télécommunications ouverts.
Cette ouverture électronique améliore certes l'efficacité, mais elle rend les entreprises et les institutions, non protégées, plus vulnérables aux différentes attaques.
Plusieurs pays développés sont en train, actuellement, d'étendre les mesures de cybersécurité au niveau des plates formes gérant les téléphones mobiles, étant donné qu'il existe de plus en plus sur le marché, des terminaux mobiles dotés de système d'exploitation semblables à ceux qu'on trouve sur les ordinateurs.
A titre d'exemple, on a identifié en France en mars 2006, plus de 230 codes malveillants qui attaquent ces types de terminaux tels que les smartphones.
Parmi les mesures en amont adoptées au niveau international, par des groupement de pays ou par certains pays, on cite la convention sur les cyberattaques adoptée en novembre 2001 à Budapest et qui constitue le premier traité international sur les infraction pénales commises via l'internet et dont l'objectif principal est de poursuivre une politique pénale commune destinée à protéger la société contre le cyberattaque.
Une culture mondiale de la cybersécurité doit être diffusée et appliquée en concertation avec les organismes internationaux et avec tous les acteurs concernés y compris les équipementiers et les concepteurs de logiciels.